ITW avec mme Bitilokho Ndiaye

Sur la route qui nous menait à Kédougou , j’étais assis à côté de madame Bitilokho Ndiaye et j’en ai profité pour discuter avec elle et la fatiguer de questions et j’ai bcp appris.


Abdou : Qui est Madame Ndiaye ?

Madame Ndiaye : Je suis Madame NDIAYE Bitilokho, sociologue, Directrice de la Promotion de l’Economie numérique et du Partenariat au sein du ministère chargé des télécommunications, Fondatrice de l’Association des Femmes sénégalaises dans les TIC (FESTIC) et Initiatrice du projet Genre et TIC, ( dont les activités sont entre autres la célébration de la Journée Internationale des Filles dans les TIC, le Concours Jiggencitic et la formation en genre des fonctionnaires gouvernementaux en charge du numérique etc) et du projet entreprenariat numérique féminin .


Abdou : Qu’est-ce que l’économie numérique ?

Madame Ndiaye : L’économie du numérique c’est l’ensemble des activités économiques créatrices de revenus qui se forme au tour du numérique. Elle rassemble tous les secteurs basés sur la production et l’utilisation de biens et de services fournis par les réseaux électroniques et les technologies. Elle fait référence aux résultats des activités et des transactions publiques, privées, personnelles et sociales qui utilisent la technologie numérique pour améliorer la productivité, créer de la richesse et améliorer la qualité de vie.


Abdou : Quelles sont les opportunités en termes de formations et d’emplois pour les femmes et les jeunes ?

Madame Ndiaye: L’innovation technologique et l’automatisation modifient rapidement la nature et le contexte du travail des jeunes du monde. Les progrès des TIC ont considérablement augmenté la productivité des travailleurs et permis la création de nouveaux emplois et industries. Les jeunes sont particulièrement bien placés pour profiter de ces développements, compte tenu de leur familiarité précoce avec les technologies numériques et de leur ouverture à explorer leur application dans un éventail toujours plus large de contextes nouveaux et existants.

Les interventions conçues pour permettre aux jeunes de créer leur propre entreprise font de plus en plus partie du programme de développement axé sur les jeunes et les femmes. Compte tenu des taux de chômage élevés dans de nombreux pays, l’esprit d’entreprise est considéré comme un moyen d’inciter les jeunes et les femmes ambitieux à créer leurs propres opportunités d’emploi tout en générant des opportunités de travail pour d’autres jeunes et femmes.

La panoplie de métiers numériques qu’offre l’internet n’est plus à démontrer. Par l’auto-formation à partir de l’internet, les jeunes peuvent développer des compétences pointues. Cet état de fait positionne le numérique comme un levier essentiel pour l’entrepreneuriat.


Abdou : Qu’est-ce que la fracture numérique ?

Madame Ndiaye : La fracture numérique est le gap qui existe face à l’accès et l’usage des TIC entre les individus. Elle se note à plusieurs niveaux : entre homme et femmes (fracture de genre), entre les jeunes et les vieux, entre les états, les entreprises et les ménages … Aujourd’hui l’accès aux infrastructures télécoms à la technologie et à l’internet constitue un problème majeur notamment dans le tiers monde. Les problèmes liés à l’usage également est un phénomène existant. En effet, il reflète l’incapacité par contrainte ou par choix à utiliser les équipements électroniques (smartphone, tablettes, ordinateurs…). L’état et le secteur privé sont les acteurs majeurs pour poser des actions efficaces pour la réduction de la fracture numérique. A l’heure actuelle, l’évolution rapide de la technologique, le taux d’analphabétisme et le couts élevé des équipements sont des éléments qui accentue la fracture numérique.

Personnellement, depuis 2011, je m’active dans la lutte contre la fracture numérique surtout pour la fracture de genre à travers des programmes qui concernent les femmes à l’occurrence du projet Genre et TIC que je pilote depuis plus d’une décennie, le projet entrepreneuriat numérique féminin etc. L’idée est de renforcer la capacitation des femmes à utiliser les TIC et inciter les filles à s’orienter vers les formations sur l’informatique et les nouveaux métiers TIC mais aussi à pouvoir créer leur propre startup.


Abdou : Quelle sera la contribution de votre direction dans le Green Innovation Hub ?

Madame Ndiaye: D’abord, je voudrai nous féliciter de l’adoption de la loi relative à la création et à la promotion de la Startup au Sénégal qui démontre aussi que le Gouvernement du Sénégal accorde une attention particulière à la valorisation des innovations et à l’effet d’entrainement considérable qu’elle pourrait avoir sur toute l’économie nationale conformément à ses référentiels et stratégie de développement socioéconomique, notamment, le Plan Sénégal Emergent (PSE) et la Stratégie “Sénégal Numérique 2025”.

A cet effet, il s’agit pour nous de promouvoir le développement d’une industrie du numérique innovante et créatrice de valeurs et la diffusion du numérique dans les secteurs économiques.


Pour nous il est important de soutenir les projets structurant de promotion de l’entreprenariat numérique (dont l’entreprenariat numérique féminin).

Nous sommes heureux de soutenir cet incubateur qui promeut l’économie verte, l’économie bleue et l’économie digitale et accompagne les jeunes entrepreneurs qui ont des idées novatrices pour trouver des solutions aux défis des secteurs de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, du commerce etc.

Nous souhaitons donc apporter un appui institutionnel au Green Innovation Hub et mettrons notre réseau à la disposition de cet incubateur pour son animation et sa pérennisation.

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